Une journée mondiale pour sensibiliser la population à la protection de leurs données personnelles

Depuis plus de 10 ans, une journée mondiale est mise en place pour sensibiliser la population à l’importance de la protection de données personnelles et de la vie privée.

Il y a quelques jours, le 28 janvier, avait lieu la journée mondiale de la protection des données personnelles. Une journée de sensibilisation à propos de la protection des données à caractères personnelles, ainsi que le respect des libertés et droits fondamentaux en termes de vie privée. L’occasion de revenir sur quelques points importants.

Que ça soit en signant un contrat pour l’achat d’une voiture, en s’offrant un abonnement de sport, en se connectant sur Twitter ou encore en s’inscrivant sur un site d’e-commerce, il faut toujours renseigner un certains nombre d’informations personnelles. Date de naissance, nom et prénom, adresse et autres, tout cela représente des données privées qui peuvent intéresser des entreprises spécialisées dans le stockage de ce genre de données. Autant de pépites qui valent leur pesant d’or. Par exemple, pour Facebook, les données d’un utilisateur sur un trimestre valaient 4,50 dollars en 2011.

Protéger sa vie vie privée

S’assurer que les données que l’on renseigne à l’une ou l’autre occasion ne soient pas traitées de manière abusive est important afin de conserver une certaine part de vie privée. Dans la loi, une donnée à caractère personnel répond à la définition suivante “toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable (…); est réputée être une ‘personne physique identifiable‘”.

Dans les faits, lorsque l’on transmet certaines informations, les règles en vigueur en Union Européenne garantissent que celles-ci ne peuvent être traitées que dans certaines conditions particulières et sous des conditions prédéfinies. Le cadre est relativement bien réglementé de manière générale, comme on peut le lire sur le site de l’Union Européenne.

Les choses sont un peu plus compliquées sur Internet étant donné la rapidité à laquelle on peut s’inscrire à différents endroits, ainsi que les données enregistrées par les sites eux-mêmes simplement lorsque l’on surfe dessus. Par exemple : les cookies.

Derrière ce doux mot sucré, les cookies sont des fichiers textes que les sites Internet sauvegardent sur l’ordinateur ou le smartphone de la personne lorsque celle-ci consulte une ou plusieurs pages. La majorité des sites y font appel, ces cookies servant à renforcer l’efficacité des sites en enregistrant les préférences de navigations, mais aussi de recherche, des utilisateurs.

C’est notamment grâce à cela que certaines recherches peuvent être biaisées puisque les résultats seront influencés par d’anciennes recherches. Les publicités qui s’afficheront seront également ciblées sur l’individu grâce à cet historique de recherches et de consultations. Du pain béni pour les publicitaires.

Mais, dans le cadre de la protection des données et afin d’éviter les abus, les règles en vigueur en Union Européenne obligent les sites Web utilisant des cookies à informer les utilisateurs et à leur demander leur consentement. Il est d’ailleurs obligatoire d’avoir la possibilité de ne pas les accepter ou de désactiver ce mode de traçage.

Quelle que soit la situation, un individu doit toujours avoir la possibilité de pouvoir consulter comment et dans quel cadre ses informations sont collectées et pourquoi. Des obligations qui ne plaisent pas forcément aux grandes firmes du net telles que Facebook et Google.

La solution est d’utiliser un VPN, un système qui permet de cacher son adresse IP et donc d’empêcher les sites Internet de récolter les informations de navigation d’un internaute.

Droit à l’oubli

Étant donné que des informations sont collectées en permanence sur notre manière de naviguer, sur les sites consultés et les recherches effectuées, on peut dire qu’une personne possède une identité sur le Web, qui correspond ou non à son identité réelle. Le droit européen a tenté de mettre en place un moyen d’effacer cette identité Internet grâce au droit à l’oubli.

Dans certains cas précis, un utilisateur peut demander à un site ou un moteur de recherche de supprimer, modifier ou bloquer les données inexactes le concernant. Sur Google, on peut demander que les liens faisant référence à sa personne soient supprimés en cas d’informations “inexactes, inadéquates, non pertinentes ou excessives aux fins du traitement des données.

Pourquoi le 28 janvier ?

Cette date n’a pas été choisie par hasard pour sensibiliser les individus à la protection des données personnelles. En réalité, cette journée de sensibilisation fut une initiative européenne dans un premier lieu. Lancée en 2007, d’autres pays sont venus s’ajouter à la liste des participants. Aujourd’hui, on parle plutôt de la Data Privacy Day.

Pour comprendre le choix de cette date, il faut remonter dans le passé, en 1981, lors de la signature du premier traité européen du genre, à Strasbourg. Ce traité n°108 – aujourd’hui ratifié par 44 pays européens et non-européens – a pour titre « convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel », explique le conseil de l’Europe, et souligne « depuis plus de 30 ans la pierre angulaire de la protection des données en Europe et au-delà ».

On notera que n’importe qui peut porter plainte en cas de soupçon d’utilisation frauduleuse de ses données. En cas de doute, un personne peut contacter l’autorité compétente pour porter plainte dans son pays. En Belgique, c’est la Commission de la protection de la vie privée qui s’occupe de cela.

De plus, toute personne a le droit de demander que ses données soient corrigées, supprimées ou bloquées ainsi que d’exiger que le responsable du traitement des données liste tous les destinataires auxquels ses données ont été communiquées, sauf en cas d’effort disproportionné.

Source: geeko.lesoir.be/



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