Isabelle Falque-Pierrotin, la prêtresse des données personnelles

« La vie privée n’est pas un bug dans le code », estime Isabelle Falque-Pierrotin. Avec ce mantra, celle qui dirige la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) depuis huit ans, s’est fait une place… et quelques ennemis, lui reprochant de brider

l’innovation. Pourtant, cette conseillère d’État, passée par HEC et l’ENA, s’est intéressée à internet dès 1993, au cabinet de Jacques Toubon, ministre de la Culture. En 2001, elle lance le Forum des droits d’internet, ancêtre du Conseil national du numérique qui réunit utilisateurs, acteurs privés et publics, pour éclairer le législateur. Cette grande blonde élégante prend alors la direction de la Cnil puis celle du G29, le groupe des Cnil européennes. Sa victoire est l’application du RGPD, en mai 2018, qui s’aligne sur la doctrine, assez stricte, qu’elle a développée pour le régulateur français.

Depuis, beaucoup ont fini par se ranger à son avis que cette réglementation était une opportunité pour la souveraineté européenne des données et le rétablissement de la confiance. Isabelle Falque-Pierrotin développe une stratégie d’accompagnement des entreprises avec des correspondants et des référentiels sectoriels de conformité. « Le RGDP est éthiquement valable. Il faut montrer qu’il est économiquement efficient » déclarait-elle devant un parterre du Syntec. Une nouvelle phase s’ouvre avec la fin de son mandat cette année.

Source: usine nouvelle



Laisser un commentaire

Résoudre : *
13 + 18 =